mardi 27 février 2007

La propagande électorale

Pancartes, foulards, prospectus sont quelques exemples de propagande utilisée lors d'une campagne électorale. Je présente ici un bref aperçu de quelques techniques utilisées par les principaux partis.

En ce qui a trait au Parti Libéral, ses pancartes semblent tout droit sorties d'une campagne électorale du début des années 90. En effet, aucun slogan ne se retrouve sur les pancartes en plus de la position identique des 125 candidats, le point au menton qui nous fait pensé au penseur de Rodin mais avec des vêtements. Selon une source du Parti Libéral, lors de l'annonce de chacun des candidats, tout le monde a trouvé ridicule le concept des affiches électorales. Seul avantage de la propagande liérales, celle-ci a été installée bien plus tôt que les autres partis. Les jeunes libéraux arborent quant à eux un foulard du PLQ. Souhaitons-leur que l'hiver se prolongera jusqu'au 26 mars.

Quant au Parti Québécois, les premières pancartes à avoir été affichées contiennent des phrases choc, sans aucun candidat. De plus, d'immenses flèches rouges ont été installées devant les édifices publics, tel les écoles et les hôpitaux et font mention : Attention, négligé par Charest ! N'avoir que des phrases sur des affiches est un manque flagrant de confiance envers ses candidats... pourquoi ne pas avoir opté pour une affiche arborant le candidat et le slogan ? Gageons que dans les prochaines semaines le PQ installera des pancartes de leurscandidats.

Pour les autres partis, je n'ai vu aucune pancarte et aucune autre forme de propagande électorale.... commentaires à venir !

N'hésitez pas à me livrer vos opinions et commentaires.

Jean-François Brunet
Étudiant Collège Gérald-Godin
Mardi 27 février 2007

lundi 26 février 2007

Le dégel du printemps

À peine la campagne électorale débutée que les mouvements étudiants s'élèvent sur une promesse du Parti Libéral du Québec. Il est tout à fait habituel de voir les groupes de pressions faire valoir leurs opinions lorsqu'un parti politique revendique un deuxième mandat, et ceci peu importe le parti en place. Cette élévation porte sur l'ajustement des frais de scolarité pour les études supérieurs, ou en d'autres mots, le dégel des frais de scolarité.

Il y a 14 ans, le Parti Québécois introduisait le gel des frais de scolarité au sein des institutions scolaires québécoises. Cette décision a sans contredit satisfait l'ensemble de la population étudiante du Québec. 14 ans plus tard, le Parti Libéral veut, quant à lui, abollir le gel. Avec la nécessité d'améliorer le système d'éducation : " [Ils] ajusteron[t] les droits de scolarité dans le réseau universitaire en les élevant de 50 $ à chaque session (session de 15 crédits) pendant la période 2007-2012. Le gel des droits de scolarité en vigueur depuis 14 ans est devenu intenable. Il nuit au recrutement et à la rétention des meilleurs professeurs et chercheurs, et handicape le développement concurrentiel des infrastructures de recherche. Cette situation ne sert ni les étudiants, ni les institutions, ni le Québec. Avec cet ajustement modéré, les droits de scolarité dans les universités québécoises, qui sont actuellement à 33 % de la moyenne canadienne (1 668 $ par année au Québec, 5046 $ dans le reste du Canada) demeureront, et de loin, les moins chers du continent" (source : http://www.plq.org/sub/programme/?sct=p7&sub=s1#eng11).

Si l'on se fit à l'ensemble du Canada, pourquoi les étudiants québécois revendiquent-ils le droit à une éducation à faible coût? Moi même étant étudiant je ne désire pas que la situation du Québec se rapproche de celle des autres provinces. Nous sommes choyés d'avoir une éducation à un prix très raisonnable et de très bonne qualité. Le meilleur exemple que je peux en tirer est la création du Collège Gérald-Godin. Malgré la présence du gel des frais de scolarité, rien n'a empêcher en 1999 un collège ultra-technologique d'ouvrir ses portes en offrant le même service qu'un autre cégep au même prix. Par le gel, on empêche le gouvernement de refiler aux étudiants la facture de la mise en place de meilleurs services ou ressources.

L'éducation est une question de société. Cette dernière nécessite d'être composée de spécialistes dans chaque domaine. Ainsi, une société ne peut être structurée sans médecins, dentistes, notaires ou avocats compétants. Sans permettre l'accession à l'éducation à bon prix à chaque étudiant viendrait compromettre ses chances de réaliser ses rêves et ses ambitions, compromettant du même coup les services à la population.

Par contre, le gel des frais de scolarité, voire même la gratuité scolaire entraînerait quelques problèmes sociaux majeurs. Tout d'abord, certains étudiants sans consciences sociale profiteront de l'éducation gratuite en parcourant plusieurs programmes, sans effectuer un choix clair et précis, pour par la suite, laisser tomber le collégial pour effectuer un DEP. De plus, on remarque que les universités québécoises sont sous-financées : "le gel contribue grandement au sous-financement universitaire. On a vu qu'au Québec, le gouvernement devait compenser pour la faiblesse des droits de scolarité. Or, le financement public demeure limité. À tout prendre, les universités québécoises demeurent parmi les plus pauvres au Canada. Ainsi, les revenus des universités québécoises, toutes sources confondues, ont atteint moins de 4,9 milliards en 2005, contre plus de neuf milliards en Ontario. Compte tenu du poids démographique des deux provinces, le retard du Québec saute aux yeux. En ajustant les droits québécois à la moyenne canadienne, on ajouterait 455 millions aux revenus des universités. Cela amènerait le financement des universités québécoises à un niveau comparable à la moyenne canadienne" (source : http://www.biblio.eureka.cc/Biblio/Search/Doc.asp?Event=VoirDoc&DocName=news%B720070224%B7LA%B70166&SourceName=La Presse).

Solutions envisageables :

- Effectuer le dégel en subventionnant les étudiants à faibles revenus ou respectant certains critères : mère ou père monoparental, parents décédés, frère ou soeur à charge, mobilité réduite, etc. Ceci permettrait à l'élite de persévérer dans leurs études tout en permettant aux étudiants dans le besoin d'avoir accès aux études supérieures.

- Garder en place le gel en redistribuant efficacement l'argent des contribuables. À titre d'exemple, le gouvernement Charest a annoncé, quelques jours avant le début de la campagne une baisse d'impôt de l'ordre de 250 millions pour la classe moyenne, soit environ 2.5$ par semaine, un montant ridiculisé par ses adversaires. En effet, ce montant aurait pu être redistribué entre les diverses universités québécoises afin d'améliorer leurs services.

La question du dégel des frais de scolarité ou de la gratuité scolaire sera au centre des intérêts des partis politiques et des débats de la campagne. En espérant qu'ils respecteront les intérêts de la populatio québécoise sans arrêt !

Jean-François Brunet
Étudiant Collège Gérald-Godin
26 février 2007